La Fédération du BTP du Var est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment et de travaux publics
auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

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Edito

Le marché de la construction ? Un patient à risque atteint de comorbidité…

Le 02 avril 2021
S’il est la seule voie de sortie de la crise sanitaire en attendant les vaccins, le reconfinement, même à mots couverts, reste une menace pour l’économie et le marché de la construction.
Non par le risque qu’il fait peser directement sur les chantiers, devenus activité essentielle à la vie du pays, mais par ses effets collatéraux sur le reste de la société. Comment rester un ilot d’activité au milieu d’une économie et d’une administration reconfinées ? Rien de bon dans ce scénario, nous le disions déjà en novembre dernier. La situation est d’autant moins favorable que le marché de la construction est un patient à risques atteint de comorbidité. Un patient à risques avec des résultats d’examens des plus mauvais : sur un an à fin janvier 2021 dans le Var, les mises en chantiers affichent -12% dans le logement et -37% dans le non résidentiel tandis que les perspectives restent aussi sombres avec -38% de logements neufs autorisés et -26% de marchés publics de travaux lancés au 4ème trimestre 2020 par rapport à la même période en 2019.
Les cas de comorbidité sont nombreux, certains sont bien connus : retard dans les délais de paiement, concurrence déloyale liée aux pratiques douteuses en matière de main d’oeuvre, de prévention des risques ou de gestion des déchets, qualité des dossiers de consultation de plus en plus médiocres lorsque ce n'est pas l'économie des marchés qui est incertaine. Mais ce n’est pas tout. L’autre choc de la pandémie c’est la hausse des coûts des matériaux constatée depuis la fin 2020. Une fois les stocks épuisés, la désorganisation des filières et des transports internationaux (de la spéculation aussi) conduisent à une envolée des prix. D’abord observé sur les produits acier et cuivre, puis sur le bois de construction et les autres métaux non ferreux, le mouvement gagne les plastiques, le polyuréthane et le polystyrène mais aussi les peintures, colles, encres, vernis et dérivés chimiques. Les craintes se portent désormais vers des
équipements plus techniques, dotés de puces électroniques ou autres composants en silicium.
Il n’est plus rare de recevoir des annonces par les fournisseurs à +20 ou 30 % applicables dès le mois suivant ! Pour certains produits, ce phénomène se double de difficultés d’approvisionnement, donc de réalisation de chantiers.
Il est impératif que des mesures soient prises pour limiter l’incidence de cette dérive des coûts sur les finances des entreprises. Il faudrait pour cela vacciner l’ensemble de nos clients, sans considération de variant entre maîtres d’ouvrages publics ou privés, avec plusieurs doses de révision et actualisation de prix avec un rappel de LA théorie d’imprévision si nécessaire.

 


Le 02 avril 2021